Hé oui… je reprends mes escapades, bien que je ne pousse pas aussi loin que prendre le train de nuit ou un vol intérieur.
Cette fin de semaine, il y a eu le moulin à paroles, un événement qui, à Québec en tout cas, a fait couler beaucoup d’encre mais que finalement, dû moins dans les heures que moi et mes collègues archivistes avons assisté, était somme toute un marathon de textes lus par divers orateurs.
En effet, un groupuscule d’archivistes de la région de Montréal, que je connais depuis le début de mes études dans le domaine, m’avaient donné rendez-vous à l’entrée des Plaines pour cette journée spéciale.
Au menu, plus de 14o textes du XVIe siècle à nos jours sur divers sujets. Pour n’importe quel mortel, il est impossible d’être totalement attentif à un exposé aussi long, alors on accroche et décroche un peu à la manière d’une partie de base-ball. Plus d’une fois je me suis tourné vers mon agenda pour mes préparations de cours. Quand on est nouveau prof, on pense BEAUCOUP à nos préparations de cours…
Mon engourdissement intellectuel fût réveillé à un moment donné par l’arrivée forte applaudie de l’ex-premier ministre Bernard Landry, suivi de l’apparition d’une délurée toute vêtue de vert, ne faisant pas parti de l’événement, qui tint un discours décousu avant d’être chassé de la scène. Je me suis alors demandé si j’avais halluciné d’une fougère qui marchait et parlait, puis je me suis replongé dans mon carnet de notes.
Dans les sept premières heures que nous avons assisté, avant que la faim tenaille la compagnie et que la fraîcheur du soir aie raison des plus frileux, il y eut quelques beaux moments, tel la prestation de la comédienne-chanteuse Isabelle Cyr et la réunion des deux descendants les plus directs des généraux Montcalm et Wolfe. Cependant, le rythme restait extrêmement lent, et ce qui devait être lu dans la soirée, les textes les plus percutants, l’ont été bien après notre départ. Et, bien que l’obélisque dédié à Wolfe juste devant le Musée était doublement cloturé et gardé, il n’y eut pas de débordements; tout le monde étaient bien tranquilles sur la pelouse.
Le concept était original, mais vu la longueur, il aurait probablement été plus intéressant de limiter le nombre de textes pour avoir un rythme plus intéressant à suivre.
Publié par phlaurin