Treizième escapade : le moulin à paroles (les 7 premières heures) : beaucoup de bruit pour rien

13 septembre 2009

Hé oui… je reprends mes escapades, bien que je ne pousse pas aussi loin que prendre le train de nuit ou un vol intérieur.

Cette fin de semaine, il y a eu le moulin à paroles, un événement qui, à Québec en tout cas, a fait couler beaucoup d’encre mais que finalement, dû moins dans les heures que moi et mes collègues archivistes avons assisté, était somme toute un marathon de textes lus par divers orateurs.

En effet, un groupuscule d’archivistes de la région de Montréal, que je connais depuis le début de mes études dans le domaine, m’avaient donné rendez-vous à l’entrée des Plaines pour cette journée spéciale.

Au menu, plus de 14o textes du XVIe siècle à nos jours sur divers sujets. Pour n’importe quel mortel, il est impossible d’être totalement attentif à un exposé aussi long, alors on accroche et décroche un peu à la manière d’une partie de base-ball. Plus d’une fois je me suis tourné vers mon agenda pour mes préparations de cours. Quand on est nouveau prof, on pense BEAUCOUP à nos préparations de cours…

Mon engourdissement intellectuel fût réveillé à un moment donné par l’arrivée forte applaudie de l’ex-premier ministre Bernard Landry,  suivi de l’apparition d’une délurée toute vêtue de vert, ne faisant pas parti de l’événement, qui tint un discours décousu avant d’être chassé de la scène. Je me suis alors demandé si j’avais halluciné d’une fougère qui marchait et parlait,  puis je me suis replongé dans mon carnet de notes.

Dans les sept premières heures que nous avons assisté, avant que la faim tenaille la compagnie et que la fraîcheur du soir aie raison des plus frileux, il y eut quelques beaux moments, tel la prestation de la comédienne-chanteuse Isabelle Cyr et la réunion des deux descendants les plus directs des généraux Montcalm et Wolfe.  Cependant, le rythme restait extrêmement lent, et ce qui devait être lu dans la soirée, les textes les plus percutants, l’ont été bien après notre départ. Et, bien que l’obélisque dédié à Wolfe juste devant le Musée était doublement cloturé et gardé, il n’y eut pas de débordements; tout le monde étaient bien tranquilles sur la pelouse.

Le concept était original, mais vu la longueur, il aurait probablement été plus intéressant de limiter le nombre de textes pour avoir un rythme plus intéressant à suivre.


Techniques de la documentation — Qu’est-ce que ça mange en hiver? (*)

6 septembre 2009

Voilà deux semaines que j’ai commencé en tant qu’enseignant en techniques de la documentation au Collège François-Xavier Garneau dans deux cours: la recherche d’information en ligne et le catalogage.

Quand on commence comme enseignant dans un nouveau milieu, il y a une foule de choses à se familiariser. Quelles étaient les notes utilisées dans les cours donnés dans les derniers trimestres? Où, quand et comment envoyer au service d’impression les documents polycopiés qu’on désire distribuer aux étudiants? Comment faire usage de l’espace virtuel pour déposer des documents électroniques, et ce au bon groupe? Où dois-je aller pour obtenir mes clés du bureau, des classes et du casier postal? J’ai supposément un poste téléphonique mais quel est-il? Celui là, j’ai fini par l’apprendre cette semaine quand le téléphone a sonné et j’ai demandé à mon interlocuteur quel numéro avait-il composé.

Bref, les deux premières semaines ont été passées à régler de nombreux détails avec l’Administration centrale, comme recevoir des Ressources Humaines quelques indications quant à mon contrat et la convocation prochaine à une séance d’orientation pour les nouveaux enseignants.

Le Collège FX-Garneau (comme on l’appelle le plus souvent) est l’un des six établissements d’enseignement collégial au Québec à offrir le programme des techniques de la documentation, les autres étant, d’ouest en est :

-         Outaouais (région de l’Outaouais – Gatineau/Hull),

-         John-Abbott (ouest de Montréal et le seul en anglais),

-         Maisonneuve (centre de Montréal),

-         Lionel-Groulx (région des Laurentides – Ste-Thérèse) et

-         Trois-Rivières (région de la Mauricie)

C’est un programme de trois ans qui vise à former des spécialistes de l’information qui peuvent aussi bien travailler en bibliothèques, centres de documentation, centres de gestion de documents administratifs, centres d’archives ou librairies. Comme le mentionne le site du Ministère de l’éducation, ces spécialistes s’occupent de l’organisation et la diffusion des documents, de leur acquisition, description, indexation, classification, préparation matérielle, conservation et rangement. Source : (http://www.mels.gouv.qc.ca/Ens-sup/ens-coll/cahiers/program/393A0.asp)

Ce sont des emplois où ils sont en contact avec différentes clientèles aux besoins variés et il faut savoir être à l’affut de ce qui se passe dans le milieu où on travaille.

Ah oui… il ne faut pas avoir peur de l’informatique comme l’utilisation de l’ordinateur est chose courante et, sans pour autant être un(e) « crack », il faut avoir une aisance avec les nouvelles technologies comme ces dernières se développement très rapidement.

Dans les prochaines semaines, lorsque j’aurai terminé mes articles sur le traitement d’un fonds d’archives, je ferai quelques billets sur le métier de technicien(ne).

(*) Une petite note pour celles et ceux hors du Québec : L’expression “Qu’est-ce que ça mange en hiver”, aux origines inconnues, est posée à la personne devant nous, pour se faire expliquer ce que signifie tel mot ou concept qu’on ne connaît pas.


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