Cela fait plus de sept mois que je n’ai pas écrit un billet. En après m’être “loggé” (de l’anglais “login” : s’identifier pour accéder à un compte), j’ai même été surpris de voir qu’en dépit d’un abandon de ma part, il y eut un petit lectorat régulier…
À ceux et celles qui ont suivi ce blogue depuis le début, je vous demande d’excuser le peu de nouvelles qui a duré un peu trop longtemps. J’ai eu l’impression en écrivant ces premières lignes de retourner à un endroit familier, tel un chalet, où après avoir “gossé” après la serrure de la porte d’entrée et ouvert la porte, on est envahi momentanément par l’odeur de renfermé d’une pièce non aérée depuis des mois.
Il est temps d’ouvrir les châssis, réactiver l’entrée d’eau et de passer le balais sur la galerie…
Avec le travail dont j’ai laissé envahir mon existence depuis neuf mois, j’ai fait un premier trimestre en tant qu’enseignant au collège, puis un second. Entre ces deux périodes, il y eut des fêtes meublées par d’incessantes visites sur l’Intranet de l’école afin de terminer les menues procédures administratives pour clore la session d’automne et préparer celle de l’hiver.
De toutes manières, j’ai eu des courriels d’étudiants le 23 décembre, non pour me souhaiter de joyeuses fêtes, mais savoir quand ils pourront venir récupérer leurs travaux longs. Hé oui… deux jours avant Noël… Comme mes attocas évoquaient l’état de la cervelle d’un(e) étudiant(e) après la session (j’ai passé par là quelques fois), il semble que de leur côté, la tranche de dinde dans laquelle ils passaient le couteau leur évoquait la plume rouge des corrections sur la surface blanche de leur production.
Il y eut donc un deuxième trimestre, tout aussi exigeant avec certains étudiants que j’avais eu en automne, mais aussi d’autres que je ne connaissais pas encore. En un an, j’ai pu enseigner aux trois cohortes au moins une fois chacune.
J’ai préféré attendre… encore attendre… avant de commencer à donner mes impressions de la vie en classe, de l’autre côté de la ligne invisible qui sépare les rangées tables et chaises du bureau unique tourné en sens opposé.
Après un an de contrat, je suis à devoir faire un bilan de cette année ainsi que des décisions à prendre éventuellement.
Restez au poste…